Histoire de lumière… première partie

Un amoureux de l'observation du ciel la nuit, habitant de Castries, s'est désolé de voir l'aura lumineuse de notre ville, de nos villes. Etudiant la question, il a découvert que l'excès de lumière nocturne nuit à la vie en général, plantes, oiseaux, humains.

Alors il s'est mis au travail : pendant plus d'un an, il a parcouru les rues de Castries, mesurant l'intensité lumineuses de nos éclairages, lampadaire par lampadaire. Un travail énorme, qui a débouché sur un rapport remis à chacun de nos élus, il y a bientôt trois ans.

Devant l'absence de réaction de la majorité municipale, notre élue nous en a fait part. Extrêmement impressionnés par ce travail et intéressés par ses conclusions, nous avons contacté ce Castriote pour l'inciter à venir exposer son travail à la commission extra municipale « environnement et cadre de vie » en octobre 2016.

Il a longuement développé tout l'intérêt que présente l'extinction de l’éclairage public une partie de la nuit.

Il a d'abord été accueilli avec beaucoup de scepticisme par les élus de la majorité municipale mais ne s'est pas découragé. Nous non plus, tant son combat nous paraissait juste et fort. De réunions en réunions, l'idée a fait son chemin.

Il y a quelques semaines, la première adjointe et la commission extra-municipale ont organisé une réunion publique, fort suivie, pour présenter la démarche entreprise et en discuter.

Les arguments en faveur d'une extinction des lumières au cœur de la nuit….quand tout (ou presque) dort, ont été présentés par des spécialistes techniques et discutés au niveau sécuritaire, environnemental, économique et médical. Les partisans du pour -largement majoritaires- et ceux du contre se sont exprimés, de vrais échanges ont eu lieu. Notre maire a montré une opposition conservatrice à ce projet.

Lors du conseil municipal qui a suivi, M. le maire a botté en touche par l'envoi d'un courrier adressé au président de la métropole refusant de mettre ce point à l’ordre du jour du conseil municipal a ce sujet . Car triste réalité, il semble que la commune ait tellement perdu de compétences qu'il faille désormais lever le doigt et demander au président de la métropole la permission pour éteindre nos lumières !

Peu importe en fin de compte, si cette démarche entreprise à l'initiative d'un de nos concitoyens puis démocratiquement discutée par tous peut aboutir.

Ce sera un exemple de l'engagement que nous pouvons avoir individuellement et collectivement pour mieux vivre ensemble. Merci à ce Castriote investi dans le cadre de l'intérêt général.

Ainsi, ensemble, nous pourrions obtenir enfin une gestion communale participative :

  • des vrais transports en commun pour sortir de Castries,
  • des pistes cyclables utiles,
  • une  action sur les pesticides qui nous entourent et nous empoisonnent,
  • une autre gestion de l'eau, de nos déchets,
  • etc.

Cela s'appelle la DÉMOCRATIE.

Pour compléter ce sujet, écoutons sur France Inter La Tête au carré de Mathieu Vidard du cinq décembre 2017 : La pollution lumineuse.

 

1 comment for “Histoire de lumière… première partie

  1. vigilant
    17 février 2018 at 10 h 14 min

    Compte tenu de l’attitude de Monsieur le Maire au cours de la réunion publique consacrée à ce sujet, il apparait que, siégeant au titre de la commune au conseil de la métropole, son inaction a contribué à l’absence de réponse de la part de la métropole. On imagine ce qui peut advenir pour un dossier politiquement plus compliqué !
    Cet exemple permet de nourrir plusieurs réflexions.
    Une commune de la métropole de la métropole peut elle mettre en œuvre une innovation, sera t elle encouragée dans cette voie ?
    L’initiative citoyennese heurterait elle au pouvoir des politiques métropolitains et à leurs technocrates?
    Pourtant, il nous semble que le bien commun aurait tout à gagner des fruits de l’intelligence collective . Cela devrait être valorisé et stimulé par l’attribution de la rente d’innovation.
    Concrètement, dans notre cas, l’extinction de l’éclairage public pendant une partie de la nuit, permettrait de réduire la dépense de plusieurs milliers d’Euros. Ces économies devraient être réinjectées à la commune qui en a eu l’initiative.
    Nous voulons espérer que les politiques vont comprendre qu’alimenter de la sorte l’indifférence et le découragement ne contribue qu’a la construction d’un avenir morose.

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