Pour qui les fruits de l’urbanisation ?

La séance du 28 novembre 2017 du Conseil Municipal comportait l’annonce surprise d’un projet immobilier porté par deux promoteurs pour la réalisation de 350 logements.

Les terrains, supports du projet, appartiennent en partie (16200 m²) à la commune. Ils feraient l’objet d’une cession aux promoteurs du projet pour un montant de 1 850 000€ (estimation réalisée par le service des domaines) soit 110€ le m2

Cette opération nous conduit à formuler des remarques et des propositions.

Faut-il rappeler que, dans le cas qui nous occupe, la vocation à bâtir dépend de la décision de la collectivité publique ? C’est elle qui définit le périmètre à urbaniser. Ainsi, ce changement de vocation de la terre entraine une forte augmentation de sa valeur marchande.

La collectivité étant à l’origine de cette plus-value, n’est-on pas en droit de se poser la question de savoir comment elle pourrait en capter la plus grande part ? Ainsi, la contribution au financement de services publics nécessaires à l’accueil des nouveaux habitants en serait facilitée.

Par le passé, la commune, qu’il s’agisse de zones artisanales ou bien de zones à urbaniser, s’engageait dans le processus de valorisation jusqu’à la commercialisation finale : elle captait ainsi une grande partie de la plus-value qui était réinjectée dans l’économie locale. Nous nous étonnons que cette voie ne soit pas explorée.

Le recours aux promoteurs immobiliers serait-il devenu la seule solution ? S’agit-il d’adopter cette solution, plus facile à mettre en œuvre ? L’insertion dans la métropole nous prive-t-elle de cette liberté exercée par le passé ?

Nous avons du mal à saisir l'urgence de cette opération, si ce n'est des besoins urgents de financement par ailleurs.

Mais quels sont-ils ???

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