L’aqueduc en question.

Des végétaux ligneux, poussent sur la partie aérienne  de l’aqueduc. Leur développement accélère la détérioration de l’ouvrage.  Pour remédier à cette situation, il y a quelques dizaines d’années, un entretien régulier était confié à une entreprise locale : en raison des risques, ce travail  ne pouvait être assuré par des bénévoles malgré toute leur bonne volonté. En 2007, la commune a également procédé à la réfection d’une grande arche avec ses deux piliers, ce qui a couté 370 760 € TTC aux contribuables castriotes.

Aujourd’hui, la municipalité, en dépit de nos demandes réitérées, reste insensible à cette question. Pourtant il suffirait de dégager quelques centaines d’euros pour renouveler périodiquement cet entretien.

Nous suggérons à la  municipalité de réduire ses dépenses de communication-inaugurations-invitations, par exemple, pour dégager les moyens de recourir  à une entreprise spécialisée pour ce type de travaux. Faut-il rappeler que cet édifice est devenu propriété communale.

Savez vous que l’aqueduc long de 6822 mètres pour une surface au sol de 1,34 ha a été édifié durant la période 1670-1676 ? Les travaux ont été réalisés par l’entreprise des frères Amans qui purent disposer, comme manœuvres, de trois régiments de soldats. Cet édifice aurait couté 80000 livres, ce qui, en terme de pouvoir d’achat, équivaudrait, en 2017,
à 292 000 euros.

On imagine aisément que les contribuables de l’époque aient été fortement mis à contribution pour l’édification d’un édifice privé destiné à alimenter en eau des jardins d’agrément.

L’intérêt général demeurait alors un concept : les choses concrètes concernaient les intérêts privés de la noblesse. Comment la population d’alors a t’elle pu accepter, la mobilisation d’autant  de moyens pour amener l’eau au château sans en bénéficier elle même alors que la population souffrait de manque d’eau ?  Des experts en sociologie politique pourront-ils nous éclairer pour comprendre ? Peut-être aurons-nous droit à une conférence à ce sujet ?

       

D’après les recherches de monsieur André Tiano,il semblerait qu’une prise d’eau réservée aux habitants existe depuis 1734. Après 1792, en raison de la confiscation des biens des émigrés auxquels appartenait le duc de Castries, et faute d’entretien,la population fut privée d’eau. Cela jusque dans les années 1795, date de revente des biens nationaux à madame Tesse,  une propriétaire qui passa une convention avec la commune pour participer à la rénovation de l’aqueduc afin que le village retrouve une partie de son alimentation en eau.

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