L’agriculture à Castries

Une dizaine de familles vit actuellement de l’agriculture, vignes principalement, un peu d’élevage sur la garrigue, un peu de maraîchage, malgré les difficultés de tous ordres – prix de vente bas, coûts de production élevés, chemins communaux non entretenus…

Une dizaine de familles vit actuellement de l’agriculture

Certains sont parvenus à cultiver leur vigne en bio et à être labellisés AB, un autre a développé des pâturages et des productions fourragères sur garrigue, d’autres pratiquent leurs cultures maraîchères et fruitières en bio. Il existe une dynamique qui peut être soutenue et renforcée par l’installation de jeunes.

Une forte demande de jeunes agriculteurs désireux de s’installer, en pratiquant l’agroécologie* de proximité, afin de produire de façon durable et économique fruits, légumes, petits élevages de qualité, n’est pas satisfaite à Castries, faute de terres à acheter ou à louer, et également faute de Castries bénéficie pourtant d’un bon potentiel de terres agricoles et de garrigue.

Pourquoi devons-nous nous engager sur une recherche de solutions pour une agriculture durable respectueuse de l’environnement ? Pourquoi soutenir les agriculteurs en place et permettre à des jeunes entrepreneurs de s’installer ?

– Parce que nous avons la chance de bénéficier d’un environnement magnifique, mais pourtant  très menacé, par le bétonnage, la pollution (décharge), la spéculation foncière, l’empoisonnement  des sols et des eaux (notre eau du robinet contient des pesticides), par les produits chimiques.

– Parce que nous avons besoin d’une alimentation de qualité, pour notre santé et notre bien- être, une alimentation issue de l’agroécologie* de proximité, maintenant et demain lorsque notre  approvisionnement ne sera plus garanti ; le Club de Rome nous confirme de graves difficultés dès 2020… Nous sommes entrés dans une période de transition qui nous impose de progresser

Notre groupe « La Commune » réfléchit et s’engage à :

  • Réaliser une étude de l’histoire de notre zone rurale, en associant le témoignage riche en  enseignements de nos anciens, pour s’orienter vers une polyculture diversifiée et durable, visant à satisfaire au mieux les besoins de la population.
  • Réaliser un audit relatif aux difficultés d’installation que rencontrent nos jeunes agriculteurs,
    (problème communément rencontré en Europe).

 Dans ce contexte, des mesures devront être prises pour trouver des solutions, concernant 

Nous devons rester une commune rurale – péri-urbaine- soucieuse de son environnement et de son bien-être.

l’accès à la terre, favorisant soit l’installation, soit l’élargissement d’exploitations  agricoles autour de Castries :

  • Achat de terres par des organismes d’aménagement foncier (type SAFER) qui,  ensuite, loueront ces terres,
  • Aide au logement des agriculteurs,
  • Participation de la ville à la réalisation des aménagements lourds : drainage,  fertilisation, aménagement en permaculture, 
  • Financements par des institutions et organismes régionaux, nationaux et européens.
  • Réaliser l’entretien des chemins communaux (honteusement délaissé par la municipalité  sortante !) au bénéfice des agriculteurs et de tous ceux qui pratiquent nos chemins de campagne.
  • Favoriser l’utilisation de la biomasse issue de l’élagage des espaces verts publics et privés dans l’agroécologie, renforçant ainsi les liens entre tous.
  • Favoriser et développer l’organisation de la vente directe de produits agricoles locaux : marché  de producteurs, AMAP, achat par les cantines scolaires et maison de retraite…
  • Favoriser l’intégration de nos agriculteurs, et la création de liens sociaux.

Dans ce cadre, nous entamerons, également, une réflexion sur la spéculation foncière qui tient,  scandaleusement, en jachère, une grande partie de nos terres cultivables. Peut-être, faudra-t-il  envisager quelques moyens incitatifs ou coercitifs (comme dans le domaine immobilier) pour  obliger les propriétaires terriens à rendre ces terres à leur destination première ?

Nous devons rester une commune rurale – péri-urbaine- soucieuse de son environnement et de son bien-être. Pour protéger son espace, nous nous engageons à prendre un arrêté

Notre relation à la nature est la base de notre équilibre. C’est en vivant proche d’elle que  nous vivrons mieux ; les agriculteurs, pratiquant l’agroécologie*, nous aideront à valoriser notre magnifique mais fragile patrimoine.

interdisant la culture des  OGM, (qui risque d’être imposée par le traité atlantique en préparation) ainsi que la recherche et  l’exploitation des gaz de schistes (qui est une menace sérieuse pour notre environnement).

Notre relation à la nature est la base de notre équilibre. C’est en vivant proche d’elle que  nous vivrons mieux ; les agriculteurs, pratiquant l’agroécologie*, nous aideront à valoriser notre magnifique mais fragile patrimoine.
*L’agroécologie est une technique inspirée des lois de la nature. Elle considère que la pratique agricole  ne doit pas se cantonner à une technique, mais envisager l’ensemble du milieu dans lequel elle s’inscrit  avec une véritable écologie. Elle intègre la dimension de la gestion de l’eau, du reboisement, de la lutte  contre l’érosion, de la biodiversité, du réchauffement climatique, du système économique et social, de la  relation de l’humain avec son environnement.

Article du Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation

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